Gros Bao, l’évènement chinois de l’été

C’était l’évènement resto parisien post-confinement, l’ouverture de Gros Bao, la suite de Petit Bao… petit-frère, mais en beaucoup plus gros. L’endroit remplace d’ailleurs un restaurant que j’aimais bien, Two Stories, mais qui n’a hélas pas pu faire son trou malgré l’emplacement sur le canal saint-martin. J’y suis allé il y a quelques semaines, très bien installé à l’étage, dans la salle toute rouge, dans un genre de petit alcôve à côté d’une fenêtre.

La carte mélange assiettes bien connues de Petit Bao et nouveautés. On commence par le bao exclusif du resto, version porc char siu, fondant, avec ce petit côté barbecue à l’asiat qui fait que ce début de repas est très plaisant.

Les têtes de lion, boulettes de porc fondantes, pas sèches du tout, avec une sauce sirupeuse. De bonne facture.

Moins convaincu par ces pancakes chinois à la ciboule. J’attendais quelque chose à base d’oeuf (j’avais en tête plutôt les pajeon coréens) c’est plutôt un genre de pain frit. Pas passionnant, selon moi.

Des aubergines acidulées avec une vinaigrette aillée que j’ai trouvées très réussies !

Un riz taïwanais à l’oeuf mariné au soja, porc braisé et feuilles de moutarde en pickles. Assez simple, gourmand et efficace, le genre repas rapide et complet très plaisant.

Le fameux canard pékinois, star de Gros Bao. Il ne ressemble pas tout à fait à celui de mon enfance que je dégustais dans un restaurant chinois de ma banlieue ouest. A l’époque, le canard ultra-grillé était amené en salle, la peau découpée avec un couteau ultra-fin était servie dans des crêpes, la chair avec des nouilles et la carcasse en bouillon. Ici c’est une version simplifiée (je ne sais absolument pas si l’une des versions est plus traditionnelles que l’autre :). Chair et peau restent ensemble, pas de nouilles, mais toujours un bouillon (délicieux). On prend ces crêpes tendres et élastiques, on met un peu de sauce hoisin (barbecue à la chinoise), de la ciboule, de gros morceaux de chair, on plie et on déguste. Le kif est total, le canard est parfaitement cuit et je retrouve le plaisir indicible de mon enfance. J’ai adoré.

Moins séduit par les desserts, la boule de pâte frite à tremper dans la lait concentré sucré c’est quand même très très junk (c’est ma camarade qui en voulait absolument) et il faut manger ça très vite avant que cela ne refroidisse. J’ai trouvé un goût un peu étrange au bao au sésame noir, je ne saurais l’expliquer, légèrement acide comme un goût de levure peut être.

Super expérience que de retrouver le fabuleux canard pékinois et dans l’ensemble je m’en suis mis plein la panse au cours de ce bon dîner ! 30e le demi canard pour 2 c’est bien, nourrissant et tout. Les prix sont plutôt corrects donc.

 

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