Au Kube, la fin du monde a bon goût

Je me méfie des tables d’hôtel branché, qui surfent souvent sur ce qu’elles perçoivent comme le cool du moment. Je me méfie encore plus quand il y a un concept derrière. C’est le cas d’Après, nouveau restaurant du Kube, hôtel bien caché du XVIIIe censé nous plonger dans un décor post-apocalyptique.  Fauteuils de récup’, plantes envahissantes, vieux objets posés ça et là (genre lampe décharnée, cadre de tableau), on ne peut pas dire que ce soit le dépaysement complet, mais le gimmick est amusant avec ses menus froissés et mis en boule dans une corbeille. Oui apparemment après l’apocalypse on met le papier en boule. En tout cas on se sent plutôt bien dans ces grands fauteuils où l’on s’effondre volontiers.

Et côté table, je dois avouer que ce fut une bonne surprise ! Une carte un peu disparate mais pas mal de soin dans la réalisation, pas trop de branchitude et quelques petites idées. On commence avec une terrine, maison (contrairement aux cornichons, dommage), avec un certain caractère. Il y a un peu de mâche, c’est relevé, une terrine qui s’en sort bien.

Mon plat, pas forcément très sexy visuellement, est une bonne surprise. Lieu jaune, poire et lard, ça fonctionne à merveille et c’est en saison, dommage pour l’artichaut, mais ça fonctionne tout de même bien. Et ça se voit, le poisson est ultra-saisi, sans étrangement qu’il ne soit trop cuit, du coup ça fait un contraste de texture très chouette.

Le plat de mon facétieux camarade du jour, saint-jacques, salsifis, épinard et gingembre. Ca tient bien debout, c’était saisonnier (oui je suis en retard sur mes posts de blog, ça date un peu) et c’est très joli, ça donne envie.

#passionpainperdu, ici version brioche, j’ai du mal à ne pas prendre ça quand je le vois sur une carte. C’est tendre, crémeux, le caramel est riche comme je l’aime et la petite crème sur le dessus jouit d’une pointe de yuzu qui la parfume délicatement. C’est cochon et comme je suis cochon, je suis heureux. C’est un syllogisme ça ? Presque ?

Une bonne surprise donc et des cocktails fort corrects et raisonnables (10 euros). D’ailleurs on en a repris autour d’une partie de billard et on s’est aperçus qu’on avait passé une chouette soirée.

Entrées 10 euros.
Plats 20 euros.
Desserts 9 euros.
1 passage Ruelle, Paris 18.

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