Au Westin, le déjeuner estival idéal

Comme toujours je triche un peu, ma visite au Westin avec Claire remonte à la fin du printemps, mais tout nous a semblé délicieusement estival lors de cette délicate parenthèse reposante. Dans la cour de ce bel autel du premier arrondissement, gigantesque et baignée de lumière, nous étions formidablement bien installés. Le lieu a pour l’été développé une carte tout en soleil, inspirée par la Riviera, c’était doux.

Je sirote un cocktail léger et délicatement parfumé aux poivrons et romarin et voilà mon entrée. C’est le chef David Réal, en place ici depuis de longues années, qui est à la tête des cuisines, un Corrézien (comme moi, paraît-il). Les accords de la carte sont finalement classiques, saisonniers, tout en montrant une cuisine qui n’a rien de rétro, qui sait jouer sur l’air du temps. Ici poulpe, poivron grillé, petite vinaigrette au chorizo et tapenade. Tous mes produits préférés (<3 au Sud Ouest) en quelque sorte, un poulpe tendre et plein de goût, c’est simple, direct et délicieux.

On part de l’autre côté du Sud avec la tartine de rouget, confit de fenouil, oignons rouges, olive et gingembre. Encore une fois, c’est un accord attendu et pourtant qu’est ce que ça fonctionne bien ! La cuisson du poisson, la fondue de fenouil, l’olive qui assaisonne, tout est juste. Jusqu’à la mâche de la tartine, grillée mais imbibée de jus.

On termine avec les desserts de la pâtissière Florence Lesage. Elle entre en parfaite cohésion avec son chef salé, puisque les assiettes sont lisibles et simples, avec de très jolis dressages et un look moderne, immaculé. Ici c’est son biscuit moelleux, qu’elle décline avec les saisons et que j’ai trouvé d’une gourmandise épatante, un cake de grand-mère formidablement humide et moelleux. Il est coiffé de fraise et de rhubarbe, avec une crème vanille, c’est léger, fruité, frais.

Un genre de tarte au citron déstructurée classique, avec un crémeux pas trop riche, un biscuit sablé croustillant, une glace au yaourt de brebis douce mais avec une pointe de caractère. C’est très bon, je regrette un peu que la bigarade annoncée dans le titre (présente dans le sablé) soit discrète, mais ça n’en est pas moins bon.

On termine sur un accord chocolat et cacahuète tout à fait réussi. La mousse au chocolat est d’une jolie densité et j’aime bien les petits cookies qui viennent décorer et texturer l’ensemble.

Il y avait quelque chose de très rassurant, de profondément gourmand et de satisfaisant dans ce joli repas au Westin ! Le menu entrée + plat est à 32 euros, un prix sympathique, les plats tournent entre 27 et 32 euros à la carte.

3 rue de Castiglione, Paris 1.

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