Café Mirabelle, repère secret pour becs sucrés

Un peu à l’écart de l’agitation du 11e, le Café Mirabelle s’est monté il y a un an sous l’impulsion de l’Alsacienne Marion Goettle, toute jeune pâtisso-cuisinière (passée dans les rangs de Sébastien Gaudard) souriante et hautement sympathique. On y sert à manger tout type de choses, pas mal de spécialités alsaciennes d’ailleurs (knepfle et compagnie). Mais moi j’y suis allé pour le goûter.

Il y a une vitrine avec les pâtisseries que l’on peut bien sûr prendre à emporter, mais on peut aussi les consommer sur place, dans ce cas elles sont servies à l’assiette, avec quelques fruits frais et une quenelle de glace maison (riche idée). Ici c’est le puis d’amour, un truc un peu oublié, vaguement revenu à la mode, constitué d’une pâte feuilletée garnie de crème pâtissière et « brûlée » sur le dessus.

Ici on voit bien le côté rustique de la chose. Mais la pâte est cuite dans un cercle (ce qui la rend plus uniforme et moins bourrine), garnie minute (sinon ça deviendrait flappy) et brûlée (au chalumeau j’imagine). C’est absolument délicieux, le feuilletage est bien poussé en cuisson, la crème pâtissière riche comme il faut : ni trop beurrée (j’aime bien les pâtissières non beurrées, j’ai l’impression que les chefs rajoutent de plus en plus leur touche de beurre), ni trop aérienne, simplement onctueuse.

Coucou le gourmand Paris-Brest au sésame noir, donc j’avais déjà goûté la crème à Omnivore (qui, elle, envoie du beurre). La crème est bonne, le parfum délicat, judicieusement relevé par un peu de fruits de la passion et même à côté un sorbet aux agrumes qui apporte beaucoup.

La tarte citron et estragon, qui parfume très délicatement la crème, c’est un bel équilibre. La pâte est très cuite, j’aime bien ça et la crème assez forte en acidité. Rien de pire qu’une tarte au citron qui sent plus le beurre que le citron, ici pas de risque. A côté il y avait un sorbet pomme basilic très frais, c’était chouette aussi !

Il y a aussi pas mal de viennoiserie. Pas de kouglof hélas à ce moment là (j’en ai pleuré), mais cette belle brioche feuilletée fourrée au praliné. Avec de gros morceaux de noisettes qui font plaisir. Un spot à découvrir pour les coquins du sucre, donc.

16 rue de la Vaquerie, Paris 11.

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