Café Pouchkine, incontournable pilier sucré de la capitale

Pour ceux qui ne connaissent pas le Café Pouchkine, c’est une « chaîne » de salons de thés franco-russe en pleine expansion actuellement, c’est d’ailleurs dans la récente boutique de Montorgueil que je me suis rendu. Je n’ai pas toujours adoré ce que j’ai goûté au Café Pouchkine, notamment certains gâteaux semble-t-il destinés aux palais russes que je trouvais plutôt lourds (le truc au-dessus de la langue, pas les baraques immenses). Mais la maison a beaucoup changé ces dernières années.

Le très talentueux Julien Alvarez avait quitté son poste de chef pâtissier à l’hôtel Peninsula pour prendre la main chez Pouchkine et y souffler un vent de légèreté et de modernité (même si certaines créations gardent un look baroque dont j’aime en réalité beaucoup le côté légèrement too much Antoinette). Ci-dessus le Bayamour, coeur sablé viennois, biscuit moelleux amande, confit de fruits rouges, crème légère vanille citron vert tonka, framboises garnis de confit de fruits rouges. C’est tellement léger que je regrette d’avoir partagé (avec la personne dont on voit sur les photos le si beau pull et un bout de braguette, sorry).

Une tarte au citron absolument magnifique (légèrement abimée par le voyage hélas) et surtout assez étonnante : sablé reconstitué, crème citron et yuzu, crémeux citron, suprêmes de citron vert et surtout ce dôme au milieu, « nuage de citron vert et gingembre », quelque chose de très mousseux, ultra-léger et pourtant puissant. Ca faisait longtemps qu’une tarte au citron ne m’avait pas (agréablement) surpris.

Virage à 180°, on termine sur ce classique de la maison, le Napoléon, très old school et pourtant un de mes gâteaux préférés de la capitale. Pâte viennoise à l’orange, crème vanille, fines feuilles caramélisées… c’est le meilleur, ce côté caramélisé, avec aussi le goût de fruits confits de mamie et ce sentiment réconfortant d’être à mi chemin entre la pâtisserie et la viennnoiserie.

Depuis Julien Alvarez a aussi quitté le Café Pouchkine, remplacé par un duo de choc (Nina Métayer, ancienne chef pâtissière de Jean-françois Piège et Patrick Pailler, ancien chef de Fauchon). Rendez-vous bientôt pour goûter leurs créations donc, d’autant que je peux désormais dire que je suis un fan du Café Pouchkine.

14 rue des Petits Carreaux, Paris 2.
Pâtisseries individuelles entre 7 et 8 euros.

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