Caïus, bistro généreux qui a tout bon

Je n’avais jamais mis les pieds chez Caïus, un bistro du 17e en place depuis 15 ans, grâce au chef et patron Jean-Marc Notelet. C’est chose faite à l’occasion d’un déjeuner de presse (un truc avec plusieurs journalistes à la même table, ça peut être chiant comme la mort ou comme ici plutôt rigolo). Le resto vient d’être refait, l’occasion était trop belle.

La générosité, elle saute à la gueule avec ce moment canaille qui ouvre le bal du partage. Le pâté grand-mère de porc, une boule de terrine plutôt compacte, bien parfumée, joliment grillotée, dans laquelle j’ai du mal à arrêter de planter mon couteau.

Il faut dire que ce pain au maïs, précoupé et grillé last minute, n’arrange rien à l’affaire, parfaitement croustillant mais encore moelleux à coeur grâce à l’épaisseur de la tranche.

A noter encore, les pickles qui vont avec la terrine, ou cette délicieuse mortadelle bien condimentée avec du citron de Sicile et des feuilles de câprier, particulièrement savoureuses.

En entrée, un tartare de dorade très bon lui aussi; L’assaisonnement asiatisant est des plus classiques, huile de sésame et vinaigre de riz, mais il est très bien balancé et les petits croûtons ajoutent beaucoup de texture.

Gnocchis, sauce parmesan et truffes, épinards. Dans l’ensemble, on se régale, je tique simplement devant ce que je détecte comme de l’huile de truffe, qui pour moi cache un peu le goût de la vraie truffe. Mais les gnocchis sont bien grillés et moelleux, la sauce foisonnée, c’est bon.

Un plat très classiques, avec un lieu jaune bien grillé, du chou de pontoise, un fumet plutôt puissant. La bonne idée ce sont les petites noix qui donnent de la texture et beaucoup de goût.

On termine avec cette tarte au chocolat à partager. Pas de pot, je n’aime pas vraiment la tarte au chocolat (en général on ne choisit pas ce que l’on mange aux déjeuners de presse). Pourtant j’y suis revenu 3 fois ce coup ci, elle n’est pas trop dense et le sel abondant change tout.

Dans un registre français, plutôt gaillard, avec quelques influences du monde (le chef adore les épices), il y a de quoi kiffer chez Caïus. Tout est admirablement bien fait et savoureux.

5 rue d’Armaillé, Paris 17.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *