Chez Soma, petites assiettes jap’ pleines de vie

Je n’étais pas allé chez Soma depuis quelques années, je gardais pourtant un bon souvenir de cette toute petite cantine japonaise du Haut Marais, où l’on s’assoit autour d’un grand bar carré au milieu duquel le chef bricole de petits tapas tout en fraicheur (façon izakaya), avec beaucoup de poissons bien sûr. J’y suis récemment retourné avec mes parents, après un épique passage chez Leroy Merlin (mon endroit préféré au monde, duh).

On est un peu à contre-jour, le lieu est exigu, difficile de faire ma diva pour prendre de plus jolies photos (je n’ai de toute façon jamais le courage de faire ça). On commence avec du poulpe, un peu de miso et un genre de coulis de roquette. C’est frais, parfumé, le coulis manque un peu de sel, mais ça met en appétit.

On voit rien du tout mais c’est de l’aubergine confite dans un bouillon clair, c’est chaud, rassérénant, sur des notes assez différentes du plat précédent et ça fait largement l’affaire.

Ouuuh ça c’est trop bon, du cochon (pluma ibérique) caramélisé, ça me rappel un porc au caramel que je mangeais quand j’étais petit (dans un petit resto chinois qui affichait fièrement au mur son award des Baguettes d’Or 1986). C’est sucré, nappant, mais sans excès, addictif.

Le saumon, brûlé au chalumeau sous nos yeux pour devenir ce tataki assaisonné de ponzu, avec quelques algues. C’est un assaisonnement qu’on voit partout, qui peut donne l’impression de tourner en rond tant il est à la mode, mais pourtant c’est délicieux, franchement.

Le tartare de gambas, dont je pensais qu’elles seraient crues (duh), mais en fait non. On profite de leur mâche fabuleuse et de l’orange fraiche, avec un assaisonnement qui fait plutôt mayo, j’ai bien aimé.

Les glaces (qui ne sont pas maison), ont une texture un peu approximative, mais ce dessert m’a pourtant beaucoup plu. Le sorbet yuzu est coiffé d’un genre de feuille de mochi et en dessous il y a une délicieuse crème de pamplemousse au saké et quelques mirabelles bien juteuses. Vraiment un chouette dessert.

Les assiettes tournent entre 9 euros et 14, ça grimpe forcément quand on les accumule. Mon dessert à 7 euros les valait largement. C’est le genre de repas dont on a l’impression qu’ils nous font du bien.

13 rue de Saintonge, Paris 3.

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