Coup de coeur pour la table iranienne Libra

Je ne maîtrise pas le sujet de la cuisine iranienne, c’est le moins que l’on puisse dire, alors quand ma collègue Claire m’a proposé de tester Libra, tout petit restaurant du 7e, je me suis jeté sur l’occaz’. La salle, colorée, confortable, est très accueillante. Il faut dire que la chef, Sayeh, s’occupe aussi d’une galerie d’art tout près et l’endroit possède un charme évident.

La carte met en avant le partage (d’ailleurs il y a écrit Tapas Bar, duh !), avec un menu dégustation pour 2 à 70 euros qui permet de découvrir une bonne partie des propositions. On commence avec ce caviar d’aubergines poêlées au kashk (genre de petit lait fermenté si j’ai bien tout compris). C’est tout moelleux, délicat, doux mais légèrement aigrelet et délicieux.

Un classique, féta aux herbes et noix, coiffée d’un joli feuilletage tout croustillant, il y a je crois aussi un peu de miel qui vient admirablement contrebalancer le fromage. C’est tout simple, mais délicieux.

La proposition la plus étonnante du lieu, un chorizo flambé au cognac dans une émulsion safranée. C’est très bon, je suis un fan de chorizo, même si cette tapa à l’espagnole déroute un peu parmi le reste des propositions. M’enfin si c’est bon, faut que je la ferme, non ?

On passe au sublime avec les deux plats suivants, ici un cabillaud au tamarin et à la coriandre. Le parfum du tamarin, acide et sucré à la fois, m’a toujours beaucoup plu et ici avec de la coriandre cuite (on dirait presque de l’oseille) c’est vraiment splendide.

La balottine safranée, d’une douceur incroyable, une vraie caresse (sur les joues, hein), un parfum de safran présent mais délicat, une impression crémée sans excès de gras, une cuisson idéale.

Le steak Torshe, mariné à la grenade, aux noix et aux herbes, joue comme beaucoup d’autres plats sur une acidité légère, un sucre diffus et des parfums amples sans être épicés. C’est très bon aussi, ça fait un peu Bulgogi à la coréenne.

Cette glace au safran est à mon sens plutôt une glace à la rose, et bon, je n’aime pas la rose, alors ce n’est pas l’idéal, mais je ne dirais pas que c’est mauvais, loin de là. La consistance est très crémeuse, légèrement collante.

Deux belles quenelles de « mousse » au chocolat qui est en fait entre la ganache et la mousse. C’est bien équilibré, ça se mange sans faim, avec la pistache qui colore un peu tout ça.

Une magnifique découverte donc, avec un menu à 70 euros pour 2 qui offre un beau panel de ce que le lieu propose. Les petites assiettes seules sont entre 7 euros (le chorizo) et 14 pour le cabillaud, c’est assez logique, surtout qu’on est dans un quartier cher.

27 rue Augereau, Paris 7.

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