Dej’ chez Petrossian, gros kif

Il y a quelques mois, j’avais pu découvrir le nouveau restaurant Petrossian, une vraie cuisine gastronomique avec le caviar comme instrument (à lire ici). Plus récemment, j’ai pu déjeuner à une autre adresse, plus ancienne, dans le 17e. Une boutique, qui fait aussi cafet’ chic : une cuisine moins élaborée, tout est centré sur les produits, excellents.

Vous ne le savez pas (et vous vous en foutez clairement), mais j’ai longtemps étudié le russe (dont il ne me reste rien). Alors sur la carte Petrossian je suis aux anges. On commence par ces petits chaussons, les pirojkis, viande, fromage et épinards. C’est légèrement croustillant, très fondant, beurré, presque brûlant et franchement j’adore ça.

Très fun, le petit plateau dégustation des taramas, avec des parfums variés. En partant du haut, la version caviar, puis corail d’oursin, puis crabe royal et enfin wasabi. J’ai beaucoup aimé la version caviar, qui met la cinquième côté iode et la wasabi, le piquant apportant vraiment quelque chose. Allez si je chipote, j’aime moins celle au crabe pour son côté un peu sucré, mais franchement, c’est de la bombe. Tout est servi avec des blinis d’un moelleux sans pareil.

Au fond vous aurez reconnu les tranches des différents saumons. Mais le meilleur c’est l’assiette de devant, les coeurs de saumon : il faut le goûter pour le croire, la mâche, grasse et très fondante, est épatante. Je me régale vraiment, surtout avec celui mariné à la betterave et celui qui est un peu relevé.  Au milieu, des pickles dans leur petite boite de caviar, c’est chou, c’est récup’, c’est bon. (si quelqu’un veut payer mes services pour créer des slogans, je suis dispo)

Côté salé, on termine avec CE TRUC DE FOU, un croque caviar. C’est grillé à merveille et d’une simplicité folle, une mozza de feu (fondante, tellement fondante) et du caviar séché. Je vous jure, c’est de la bombe, j’en veux là tout de suite.

On s’amuse bien côté desserts aussi, même si, si mes informations sont correctes, le chef pâtissier Timothée Gensse n’est plus en place à l’heure actuelle. Ici c’était le Rostoff sucré, choco-praliné, le biscuit est légèrement dense mais c’est bon quand même.

Et ça c’était le gâteau coco mangue, admirablement léger et raisonnable sur le sucre, c’était une très belle fin de repas.

Franchement ce repas m’avait mis en joie. Je préviens tout de même, les prix grimpent, on est dans le très beau produit. 39 euros pour le croque par exemple, c’est une somme, comme les 41 euros pour les coeurs de saumon. Mais je me suis régalé.

106, boulevard de Courcelles, Paris 17.

 

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