Déjeuner au très chic hôtel 5 étoiles Le Narcisse Blanc

Il y a des hôtels de luxe qui vous inondent de dorures dès la façade et d’autres qui font le choix de la discrétion. C’est le cas du Narcisse Blanc, inauguré il y a moins de deux ans dans le 7e, écrin de calme chic et plutôt sobre, de petite taille (37 chambres je crois) où l’on se sent vite à son aise. Ah et il y a un spa, mais bon, je me suis contenté de profiter du joli restaurant.

Lequel s’appelle Cléo, en hommage à l’artiste et muse parisienne du même nom. C’est Zachary Gaviller, un Canadien, qui tient les cuisines avec un discret fil rouge italien, sans que la carte ne s’y borne. On commence avec des pâtes à l’encre de sèche, du poulpe et une sauce tomate au nduja.  Pour ceux qui ne connaissent pas ce dernier mot, c’est un genre de chair à saucisse épicée calabraise. A la première bouchée, je suis un peu surpris par l’assaisonnement ultra-puissant : c’est vraiment épicé, assez acide, plutôt salé, etc. Et puis je deviens vite un peu accro à cet espèce d’entrée macho addictive, parce que ça reste plutôt équilibré, bizarrement, et très savoureux.

Gnocchis, purée d’ail, brocolis sauvage et ricotta pimentée. Moins puissant que le précédent, mais on reste tout de même sur des assaisonnements très francs, où le gnocchi joue son rôle de support duveteux et moelleux, c’est délicieux.

Oh que j’étais heureux en voyant ce dessert avec ses jolis tronçons de rhubarbe. Elle est pochée au sirop de sureaux et servie avec un fromage blanc foisonné. Un accord évident, délicieux, même si j’aurais aimé que cela soit un peu moins sucré.

Un hôtel de charme, une table pleine de potentiel. Il y a un menu midi entrée/plat/dessert à 45 euros et un autre avec deux entrées à 55e. A la carte, les plats coûtent entre 24 et 32 euros.

19, boulevard de la Tour Maubourg, Paris 7.

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