Diner à la crêperie moderne Kasha

N’écoutez pas tous les Bretons qui arpentent la capitale, on peut aussi manger de bonnes galettes à Paris (ou crêpes au sarrasin, crêpes tout court, enfin peu importe le nom et les règles des puristes). La preuve après une adresse toute neuve, Kasha (qui signifie « sarrasin » en Russe, ce que j’aurais su sans le dossier de presse si mes 11 années d’apprentissage du Russe ne m’avaient pas servi à rien), sur la très sympathique rue des Recollets (Paris 10), entre la Gare de l’Est et le canal Saint-Martin.

Lumineuse idée que ces petites entrées à partager servies avec des chips de sarrasin hyper croustillantes et beurrées (j’aurais pu manger le bol sans rien d’autre). En haut, un caviar d’aubergine au sésame, curry et comté (on ne sent pas ce dernier mais qu’importe, c’est peut-être même mieux ?), à droite une burrata bien crémeuse avec un pesto léger en sel (j’ai toujours peur des pestos salés qui font industriels). A noter que l’endroit met aussi en avant une carte de cocktails qui accompagne à merveille ces entrées. Le mien, à la bergamote, est bien acidulé comme j’aime, celui de ma camarade, sorte de gin tonic au romarin, se défend mais le romarin est trop absent.

Mon excellente galette aux carottes rôties, s’accompagne d’une crème fraiche pour la gourmandise, de graines variées grillées pour le croquant et d’une pointe de curry discrète mais bienvenue. La galette est très bonne, loin du croustillant des chips, mais savoureuse.

La galette de ma voisine, chèvre frais, poire, salade et noix. Tout en fraicheur, très légère et plutôt savoureuse aussi, un rien moins pêchue que la mienne ceci dit (pour une fois que je choisis mieux). J’apprécie de voir ces galettes respecter le rythme des saisons, ce qui n’est pas si courant pour les crêperies.

Ma crêpe dessert, une grand classique fort bien exécuté : pommes caramélisées, noisettes grillées (parfaite petite touche croquante) et en bas à gauche quelques points de ganache montée au caramel au beurre salé pour montrer que derrière l’affaire il y a un vrai cuistot (Mathias Billien, ancien de chez Thierry Marx apparemment) et apporter une touche de gourmandise supplémentaire.

Une adresse fort sympathique avec, il faut le noter, une déco très avenante. Le bois au sol est magnifique, les vasques au fond de la salle aussi et l’endroit donne envie de se mettre pieds nus, pépère, à siroter un cocktail en n’écoutant que le bruit de la chip de sarrasin qui croustille sous la dent. Important aussi, à midi est proposé un menu déjeuner qui me semble avantageux, 13 euros pour un thé glacé maison, une galette complète (avec jambon Prince de Paris) et une crêpe beurre sucre.

Entrées entre 6 et 8 euros.
Galettes entre 9 et 13,5 euros.
Crêpes desserts entre7 et 8,50 euros.
9 rue des Recollets, Paris 10.

 

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