Gérald Passédat à la Brasserie du Lutetia

Rouvert l’année dernière, le mythique hôtel Lutetia a fait les choses étape par étape et la brasserie avait trainé. La voilà ouverte depuis la fin de l’hiver, avec une carte imaginée par Gérald Passédat, trois étoiles au Petit Nice, à l’autre bout du Pays. Une carte qui sent bon le Sud-Est et que j’ai pu découvrir à l’occasion d’un déjeuner de presse (donc en présence du chef et d’autres journalistes).

Commençons par toutes ces petites choses partagées, qui feraient un fort sympathique apéro entre copains. Notamment des huitres du Domaine Tarbouriech, rares et délicieuses, pour ceux qui aiment les huitres puissantes, l’iode est très poussée. Il y avait aussi des petites charcuteries de la mer vraiment chouettes. Et enfin, en troisième photo, des fritures variées, quelques légumes, quelques chips et du poisson et des crevettes, avec une mayo. Ca c’était vraiment top, je n’ai pas eu droit à la tête de crevette, mais le reste de ces fritures était déjà délicieux !

L’aïoli de ma camarade de gauche, Claire, de bonne facture, les cuissons sont respectées (et c’est ici à peu près tout ce qui compte). L’aïoli-sauce est lui bien aillé, je lui ai piqué la fin, discrètement (pas du tout discrètement, j’ai trempé mon pain).

Mes quenelles de crustacés, plutôt bonnes, pas les plus aériennes de ma vie, mais quand même sympathiques. La sauce est un mélange de nantua classique et de potimarron, c’est une chouette idée et une entrée copieuse qui a des allures de plat.

Mon plat, un sympathique parmentier de poulpe, la bête est bien tendre, cuite des plombes j’en suis sûr, la purée est bonne aussi, il faut enlever un petit peu de paprika sur le dessus sous peine de tousser comme un con !

Les boulettes de poisson à la marseillaise, une idée qui me réjouissait vraiment ! Le bouillon, très léger et clair, est à l’opposé du corsé, mais délicatement épicé. Les boulettes sont un poil sèches.

Un petit trio de dessert, un saint-honoré à la fleur d’oranger sympathique et un très chouette soufflé à la réglisse (je n’aime pas ça d’habitude, mais ici j’ai trouvé la petite amertume vraiment chouette). Un peu moins convaincu par l’île flottante aux pralines roses, que j’ai trouvée un peu croûtée. Il y avait aussi un petit dessert de cuistot kiwi, concombre, sorbet yaourt et meringue qui m’a beaucoup plu !

Ca m’a fait plaisir de goûter enfin la cuisine de Passédat, même loin de ses (vraies) terres ! C’est une carte comme on en trouve peu à Paris. Les prix sont loin de la brasserie classique, on est en plein 7e dans un hôtel de grand luxe après tout. Entrées entre 19 et 31, plats entre 26 et 38, desserts entre 11 et 17.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *