Hôtel des Grands Boulevards : lieu splendide, assiette séduisante

Les Grands Boulevards à Paris, c’est un peu la bouche de l’enfer, le monde, les touristes, le bruit, la circulation, les vols, les restos de merde. Dur dur d’y trouver quoi que ce soit (même si les quartiers autour ont tous leur charme). Et là miracle, en plein sur le boulevard, ce tout neuf Hôtel des Grands Boulevards est absolument splendide, derrière son entrée plutôt discrète.

Comme si ça ne suffisait pas, ils ont demandé à l’épatant Giovanni Passerini de développer une carte abordable (27 euros entrée / plat / dessert à midi). Je commence par les gnudi, sortes de gnocchis à la ricotta et aux épinards, plongés dans un jus d’herbes nappant et recouverts de parmesan. C’est incroyablement aérien, nuageux, fondant, assaisonné avec retenue pour laisser les herbes s’exprimer. Belle découverte.

Mon plat, des pâtes avec un ragoût de joue de porc, c’est ici bien plus relevé, acidulé, poivré, salé. Un plat de pâte convaincant, généreux, plutôt simple, mais non sans une pointe de raffinement.

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer le plat de ma camarade du jour, un risotto d’orge au cresson, panais et bleu. L’assiette est vraiment splendide, ce vert est enchanteur. Et c’est délicieux, encore croquant, mais fondant aussi (enfin je l’ai à peine goûté, j’avais envie de replonger ma fourchette, mais je déjeunais avec une quasi-inconnue avec qui je n’osais pas être le total rustre que je suis en réalité).

En dessert je m’accorde une petite tatin. La part me semble un poil chiche, mais elle est bien fondante et avec les petits toppings ça croustille de partout. En plus la glace aux céréales est convaincante.

Très belle découverte que la table de cet Hôtel des Grands Boulevards, bien plus convaincante et moins chère que l’autre adresse italienne à la mode.

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