Imperial Treasure, ambitieux restaurant chinois

La gastronomie chinoise à Paris est plutôt faite de cantines que de restos chics (à l’exception par exemple du Shang Palace, le seul étoilé). Imperial Treasure c’est l’opposé, décor très 8e, chic sans faire trop « quartier d’affaire », service très attentionné (avec d’ailleurs d’anciens du Shang Palace), ambitions gastros. D’ailleurs c’est une enseigne déjà présente dans pas mal de pays asiatiques où elle possède quelques étoiles.

Parmi les choses que je dois toujours goûter sur une carte, la poitrine de cochon, quel que soit le pays. Ici c’est tendre, laqué au miel, légèrement relevé, on sent la sauce d’huître, le genre de truc sucré salé addictif auquel je ne résiste pas.

On continue avec les dumplings, au légume au dessus et xiao long bao au porc dessous (vous savez, les raviolis avec du bouillon qu’il faut percer pour ne pas se brûler). Pas mauvais, l’équilibre farce et pâte est bon mais je m’attendais à mieux et je trouve que les xiao long tirent un peu la tronche pour le standing.

Riz gluant et carabinero, avec une sauce assez épaisse et légèrement collante. C’est surtout cette belle crevette de beau calibre, avec une mâche agréable et pas de surcuisson qui porte le plat.

J’ai bien aimé ce riz aux fruits de mer, assez rustique mais vivant. Dans la simplicité, on peut se régaler.

Pas mal aussi ce poulet au piment et noix de cajou, pas vraiment épicé mais bien parfumé, j’aime bien aller dénicher à la baguette les bouts de poulet.

Belle découverte cet agneau aux 5 épices qui a tout l’air d’une pastilla. Un élément de cuisine régional assez inédit, en tout cas loin de nos habitudes françaises, c’est fondant, légèrement gras et délicatement épicé, assez addictif à nouveau.

On termine sur une crème de mangue avec du pamplemousse chinois émietté dedans. Les perles de sagou (genre de billes de tapioca) annoncées sont discrètes, c’est assez frais mais pas franchement mémorable.

Une expérience assez surprenante, car si j’ai plutôt bien mangé, je trouve que le restaurant n’a pas encore tout à fait trouvé sa voie. La cuisine n’est pas du tout dans des codes gastronomiques, parfois d’une rusticité pas déplaisante du tout mais qui ne justifie pas les prix. Menu en 5 services à 48e le midi.

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