Kunitoraya, la maison des udon

Ce midi là, avec quelques amis, nous nous étions mis en tête d’aller chez Kunitoraya, cantine à udon (ces longues et épaisses nouilles japonaises presque visqueuses que l’on doit aspirer en faisant un max de bruit, ce qui m’arrange vue mon adresse légendaire) très courue du quartier Saint Anne. Manque de pot (où alors pourrais-je accuser la ponctualité très relative de certains de mes camarades ?), le restaurant était blindé. Quelques numéros plus loin, la même maison a une autre adresse du même nom, mais moins cantoche, plus restaurant, presque guindée.

L’ambiance est un peu triste, le restaurant est entièrement vide et la déco ressemble plutôt à celle d’une brasserie parisienne classique. J’embarque pour le menu à 23 euros qui commence par cette assiette famélique mais goûteuse de poulet croustillant. C’est bien crispy, ça manque d’une petite sauce, mais c’est plutôt bien fait.

On enchaîne sur deux onigiri, vous savez ces boules de riz jap’ et je me prends clairement pour Son Goku. A gauche, c’est garni de saumon, à droite d’algue et de sésame, il faut les prendre à la main en repliant la feuille de nori dessous. C’est simple, mais j’aime bien ça.

Dernier élément du menu, des udon, version ultra-simple avec en haut un petit bout de poisson frit (que j’ai fait tomber dans le bouillon donc pas crispy du tout, oui je suis super adroit). Le bouillon est très clair et léger, autour de moi ça se plaint un peu, ils auraient préféré un bouillon un peu plus corsé. Et je les comprends, mais c’est un repas léger et agréable. On regrette tout de même un peu le choix de ce menu, à la carte d’autres udon semblaient plus funky.

Tout ça nous a semblé un peu cher, vu les non-choix très basiques qui nous sont imposés dans cette formule. Pas de quoi bouder l’adresse, mais on préfèrera largement retourner à la version cantine sur-blindée d’à côté.

23 euros pour le poulet croustillant + 2 onigiri + udon.
5 rue Villedo, Paris 1.

One comment

  1. Je suis d’accord : je ne comprends pas ce qu’est devenu Kunitoraya, autrefois cantoche à udon bien revigorante du temps où elle était rue sainte anne. Je trouve que c’est devenu cher et prétentieux. Va chez Sanukyia (tôt, et pas à plus de 4 car c’est toupiti).

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *