La nouvelle cuisine de Tel-Aviv à déguster chez Tavline

En plein marais, il faut absolument se rendre chez Tavline si l’on veut découvrir à quoi peut ressembler une cuisine de Tel-Aviv modernisée. La salle est agréable, la patronne Keren est accueillante et la cuisine de Kobi Villot-Malka (formé chez Ducasse) vaut largement le détour.

Gros, gros coup de <3 pour les mezze (pas sûr que le mot mezze soit approprié à la cuisine locale, mais vous comprenez l’idée). En haut à droite, le caviar d’aubergine brûlée a un goût fumé puissant, rehaussé par un coulis de tomate au paprika (fumé lui aussi). Juste.à sa gauche, une surprenante focaccia maison, tout juste sortie du four, à peine cuite, qui boira à merveille tout ce dans quoi on la trempera. Le houmous est réussi aussi, avec sa pointe de cumin. A sa gauche, des gousses d’ail confites, j’adore ça et ma charmante camarade du jour a eu la gentillesse de ne faire aucune mention de mon haleine.

L’un des moments forts, la patate douce rôtie qui fond dans la bouche, folie pure (tiens, j’ai une miette sur mon pantalon et personne ne m’a prévenu).

Choux-fleur rôti, très.à la mode dans toutes les gargotes moyen-orientales du quartier, peut-être ce que j’ai préféré, avec une touche de pistou et une vinaigrette aux graines de tomate. L’inspiration provençale fonctionne à merveille.

Franchement on n’avait déjà plus vraiment faim après ces entrées gargantuesques. On goûte quand même les plats, moi je prends ces oignons farcis à l’agneau et risotto d’orge. La viande est incroyablement fondante, l’oignon doux comme un bonbon, je me régale aussi… Mais je trouve cela peut être un chouilla trop sucré (l’oignon, sûrement, très confit et présent aussi dans la sauce).

Contre toute attente et sans faillir devant la menace d’un après-midi difficile, on se laisse tenter par le dessert. Du classique, moelleux au chocolat (servi à la cuillère depuis un grand plat), cardamome, pamplemousse, menthe. Ca ressemble beaucoup au dessert « homie » qui fait la renommée de Papillon, le bistrot de Christophe Saintagne (je ne dis pas que l’un a copie sur l’autre, attention). D’une simplicité folle, mais parfaitement gourmand, avec un chaud-froid saisissant. Ca conclut à merveille ce repas épatant.

Entrées entre 6 et 8 euros, 18 euros pour les mezze pour deux.
Plats entre 16 et 18 euros.
Dessert entre 6 et 8 euros.
25 rue du roi de Sicile, Paris 4.

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