La poutine débarque à Paris, que vaut La Maison de la Poutine ?

La poutine, voilà un phénomène québécois que seule la magie de l’Internet pouvait rendre aussi populaire dans notre doux pays. Un truc bien gras qui m’avait aussi un peu traumatisé à mon passage à Montréal, et qui débarque enfin à Paris avec La Maison de la Poutine. Pour mémoire, la poutine, ce sont des frites ramollies par une sauce avec du fromage dur qui ne fond pas.

Qu’est-ce que ça vaut, une poutine à Paris ? D’abord il faut dire que le tout (attention ça va sonner super chauvin) a heureusement été francisé par le chef, Français passé par le Québec. Qu’est-ce que ça veut dire ? On évite la « gravy », sauce de base gélatineuse, concentrée, trop salée, remplacée par une sauce qui développe plus de parfums. Ca veut aussi dire que le fromage est de meilleure qualité. Si il y a toujours ce côté « skouik-skouik » – c’est comme ça qu’on appelle le fromage caoutchouteux utilisé au Québéc, on a un vrai goût de fromage, lacté.

Au-dessus c’est la bucheronne, lardons, oignons caramélisés et frits, etc. Un sacré morceau donc, plutôt bon, il y a une certaine retenue sur l’assaisonnement qui permet de ne pas sur-saler la chose à cause du lard.

(oui j’ai réussi à glisser des fesses dans le cadre ce coup-ci)

Deuxième poutine essayée, plus osée, une version végé avec de la polenta, de la courge, du marron, des oignons pickles (petite acidité bienvenue). La sauce aussi ne contient aucun bouillon animal. Il y a une vraie volonté de bien faire, de rendre le produit un peu plus délicat tout en le gardant presque aussi junk que là-bas. D’ailleurs le chef m’a dit « une poutine, ce sera toujours meilleur à 3 heures du mat' ». #truestory.

Fait intéressant, la maison a fait créer cette bière au sirop d’érable, assez intrigante. Elle réussit l’exploit de n’être pas sucrée tout en ayant un vrai parfum d’érable, presque fumé, avec une amertume assez prononcée.

Autre détail important, le dessert était tout à fait un convenable. Même si le biscuit en dessous du cheesecake était un peu mou, la crème était très bonne et les segments d’agrumes le bon choix pour l’accompagner.

Pas sûr ceci dit que vous ayez envie d’un dessert, les portions sont vraiment généreuses. Une bonne poutine donc, avec un vrai travail derrière. Attention tout de même pour les gourmets fragile, cela reste de la poutine. Et pour les Belges, cela reste de la poutine aussi, il faut accepter des frites un peu molles puisqu’arrosées de sauce.

Poutine entre 9 et 11,50 euros.
Dessert 4,50 euros.
11 rue Mandar, Paris 2.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *