La très ludique collection de Noël de Nicolas Bacheyre (Un Dimanche à Paris)

J’aime bien Nicolas Bacheyre, un chef talentueux bien sûr, mais aussi discret, qui se mêle peu au brouhaha du secteur pâtissier, travaille dans son coin, consciencieusement et avec précision. En plus il est devenu chef de la maison Un Dimanche à Paris (salon de thé, boutique, mais aussi restaurant dans un joli passage à Odéon) il y a presque quatre ans, quand moi j’ai commencé à écrire dans la pâtisserie.

En plus, sous ses airs sérieux, le chef sait aussi s’amuser avec ses créations. Ca c’est la bûche signature de l’année, la bougie, qui fait un joli effet dans l’assiette. La composition est articulée autour d’une mousse vanille légère et de ce généreux insert marron litchi. Le marron domine clairement, mais le litchi vient apporter une fraîcheur assez étonnante qui allège le tout.

Le sapin est devenu une tradition là bas un incontournable des fêtes, j’adore son visuel très cartoon, loin du photo-réalisme. A l’intérieur, une composition ultra-gourmande entre chocolat et vanille, qui peut plaire à tous mais n’est pas dénuée d’une finesse certaine.

Il y a en plus en vitrine trois bûches plus classiques, celle-ci est ma préférée, ganache montée vanille, génoise vanille légèrement punchée aux fruits de la passion et surtout ce généreux et délicieux confit mangue/passion avec de vrais morceaux de mangue, juste légèrement cuits pour les assécher (la cuisson de la mangue me terrorise, mais ici c’est pile ce qu’il faut). C’est léger, frais, très bon, en somme.

La bûche Lactée, adaptée du gâteau du même nom au caramel, à la noisette, avec ici en plus une ganache montée au chocolat au lait. Ici tout est dans la rondeur, sans être follement riche. Le caramel qui semble discret visuellement, est bien présent en bouche.

Visuellement, ce cheesecake à la mandarine est vraiment remarquable. Bonne impression confirmée par la dégustation. On remarque le biscuit épais à l’amande (au-dessus du sablé), il est très bon et il rééquilibre l’affaire, la mousse se fait moins présente. Ici aussi le confit de mandarine semble discret visuellement, mais en bouche il est là, acidulé, parfumé. On sent aussi une pointe de cardamome étonnante. Un très beau cheesecake, dont on pourra retrouver la recette en janvier dans fou de Pâtisserie.

On finit sur le meilleur, un vrai moment d’extase, un paris-brest à la cacahuète (renommé paris New York). Je le dis à chaque fois, j’adore les gâteaux à la cacahuètes. Ici je suis servi, avec le praliné coulant au milieu, la crème à la cacahuète et les cacahuètes qui croquent sur le dessus. C’est diablement gourmand et pourtant je n’ai pas réussi à m’arrêter alors que j’avais déjà goûté cinq autres gâteaux avant. Chapeau.

Gâteaux individuels autour de 6 euros.
Bûches individuelles entre 6,50 et 7 euros.
4-6-8 Cour du Commerce Saint-André, Paris 6.

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