Le Beef Bar, ultra-bling et vraiment bon

C’est un lieu étrange et fascinant, qu’on dirait échappé des années 90… ou de Monaco, terre de résidence de son patron, grand importateur de viandes d’exception (aussi derrière Anahi, à Paris toujours). Le Beef Bar, un maxi-restaurant bling à souhait, qui en met plein les yeux avec pas mal de réussite, comme cette grande salle Art Nouveau splendide où l’on vous sert dans des assiettes emoji amusantes.

Pendant que les viandes se dorent la pilule au frigo, je me lance avec un cocktail très sympathique au gin et au romarin. Me voilà prêt à en découdre.

Si la carte vaut pour ses pièces de viande incroyables, elle vaut aussi pour ses multiples entrées très world et fusionnantes, où l’on vous sert du boeuf de fou dans des tacos et nems. Le Paris des lobster rolls est peut être enfin prêt à accepter ce traitement autrefois blasphématoire de produits d’exception, je dis oui, ou en tout cas pourquoi pas. De bas en haut, on a goûté des gyozas de Wagyu sympathiques, un très bon roll croustillant d’Angus à la sauce hoisin, un jambon de boeuf de Kobé de feu et des tacos un peu décevants (le sel était absent).

Je me lance sur le Wagyu signature, un beau pavé à découper soi-même. Il est saignant ou peut-être un tout petit peu plus, bien parfumé, ce que j’aime, en plus de la viande, c’est le caractère d’un genre de dry rub (une marinade sèche) relevé, mais avec délicatesse. A côté, les purées sont les mêmes que chez Anahi, avec de quoi les pimper, pour moi c’est avec de la sauce chimichurri, je les trouve toujours délicieuses.

En dessert c’est vraiment l’éclate, toujours avec un petit parfum 90s de grand café ricain. Ici la glace soft serve (un de mes pêchés mignons), avec plein de toppings. C’est totalement addictif, tellement soyeux. En plus les portions des desserts sont gigantesques, un gros gros kif.

Enorme aussi, ce giga pain perdu impeccablement grillé, imbibé mais pas trop (il se tient + que la moyenne sans être sec du tout), avec une glace à la vanille, de la chantilly et de l’ananas poêlé ! Un symbole de l’excentricité too much du lieu, qui m’a vraiment filé le sourire.

Tout est dit, le lieu est clinquant, prend l’air du temps un peu à rebrousse poils (ou alors devance un grand retour, j’en avais fait le pari il y a quelques mois), mais fait tout avec beaucoup d’application et procure un max de plaisir. Bien sûr, les prix grimpent, entrées autour de 15/20 euros (jambon de Kobé à 49), ma pièce de viande coûtait 29 euros, rien d’incroyable, mais sans accompagnement.

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