Le CInq Codet, jolie planque discrète dans le 7e chic.

Caché au coeur du Cinq Codet, un chic hôtel 5 étoiles du 7e, le Codet dévoile une grande terrasse où il fut particulièrement plaisant de s’attabler alors que rugissaient les premiers beaux jours. Antoine K’Ros, le sympathique chef, propose ici une carte de bistro assez simple, loin des codes du quartier (20 et 25 euros les menus à midi !). Quatre entrées, quatre plats et quatre desserts, dont quelques classiques immuables (côte de boeuf ou burger), ce qui n’empêche pas de bien cuisiner !

Et justement, si j’étais un peu inquiet en lisant la carte que je trouvais un peu trop simple, j’ai été agréablement surpris par la cuisine. Ici les asperges vertes rôties, avec quelques morceaux de chouettes olives de Kalamata, du parmesan, un genre de petite huile légèrement relevée. C’est très harmonieux, saisonnier, simple mais bien fait. J’ai tendance à préférer les asperges très croquantes, ici elles sont un peu plus fondantes, mais ça fonctionne à merveille aussi.

Mon très joli plat, vraiment apétissant avec son contraste de couleurs puissant. C’est un saumon fumé à chaud avec un genre de « rub » d’épices douces, sur une purée de petits pois crémeuse à souhait. Les épices sont douces mais très parfumées (je ne saurais vous dire quelles épices il y avait, mais ça fait un peu 5 épices chinois). Pour moi, le coeur du saumon est un peu trop cru (j’adore le saumon à peine cuit, là ça manque quand même d’1 minute), mais l’accord est délicieux et c’est plus original qu’escompté.

En dessert, un très bon baba au rhum brun avec une copieuse chantilly (qui semble jaune sur la photo mais est tout à fait légère et délicieuse). Il arrive imbibé, servi avec la fiole d’un bon rhum dont je l’arrose alors copieusement. Quand je pense que je n’aimais pas le baba il y a deux ans, j’ai l’impression de ne parler que de ça ici. Petit bémol, ma camarade est un peu chagrinée, elle a commandé un étonnant « citron et amande douce en tongue », qui était par ailleurs délicieux, mais composé de glaces/sorbets, ce qui n’était pas indiqué (ce qui n’est apparemment pas raccord avec sa sensibilité bucco-dentaire). Je ne donne pas son nom sinon elle me tape.

En dehors de ce point-là, nous avons passé un chouette moment et encore une fois les prix sont vraiment raisonnables (aucun des éléments du menu n’entraînait d’ailleurs de supplément).

5, rue Louis Codet, Paris 7.

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