Les magnifiques découvertes italiennes chez Uncino

La gastronomie italienne est une mode qui ne passe jamais. Mais comme me l’a fait remarquer la camarade avec qui j’ai déjeuné ce jour-là, on retrouve très souvent les mêmes recettes, qui ne représentent par la diversité des cuisines régionales du pays. Nous sommes allés ensemble chez Uncino, une table italienne résolument différente. Le chef Gabriele et sa femme Tala incarnent une table généreuse et authentique. Une réussite étonnante, puisque Gabriele n’était même pas supposé être chef de son restaurant, sommelier de métier qu’il était. On ne se plaindra pas de cette issue.

On retrouve quelques spécialités de l’île d’Elbe, d’où vient Gabriele et pas mal de recettes qui relèvent d’une cuisine du pauvre. Voilà la « pappa al pomodoro », une « soupe » de pain et tomates au basilic. Ca n’a rien d’une soupe, c’est épais comme une bolognese. C’est aussi tout simple et incroyablement savoureux, un véritable coup de coeur, on a fini l’assiette en sauçant la moindre goutte. Pensez à un genre de bouillie version adulte. Oui oui, ça paraît étrange comme ça, mais c’est à goûter absolument (pour oublier la Blédina).

Autre entrée (à midi, la carte est courte), une burrata avec du fenouil, condimentée de manière habile. C’est plus proche de l’assemblage, mais c’est savoureux.

Gros coup de coeur aussi pour ces pappardelle au ragoût d’agneau et crème d’orange. Les pâtes au citron je connaissais mais la crème d’orange c’est tout aussi fabuleux et ça s’accorde à merveille avec la puissance de l’agneau.

Comme on est débiles, on a pris deux pâtes au ragoût au lieu de varier les plaisirs. Ici c’est la version joue de boeuf, très bonne aussi, mais je reste team agneau/orange.

Une panna cotta à la texture parfaite, je ne sais pas d’ailleurs comment le chef a pu la démouler. Gustativement, c’est assez complexe, entre chocolat noir, poivre de timut et réduction de vin rouge. Il y a une légère amertume, un petit côté épicé, c’est intéressant.

Un classique de sa région qui m’était totalement inconnu, le schiaccia briaca, gâteau à base de fruits secs, dense et très moelleux, ça sent l’amande (ça ne m’étonnerait pas si la pâte d’amande sert de base). C’est très intéressant, vraiment bon, avec cette même sauce au vin Aleatico, spécialité du coin aussi. Ca a un petit côté vin cuit, mais ça n’en est pas si j’ai bien compris.

J’adore le côté montagne de crème du tiramisu mais je n’aime pas le café. Bingo, il est ici discret puisque Gabriele n’aime pas ça non plus. La crème est parfumée à la tonka, j’ai adoré ce tiramisu.

Enorme coup de coeur pour Uncino, l’une de mes tables italiennes préférées. Si la « cuccina povera » est mise en avant, les prix ne sont pas particulièrement bas (37 euros pour entrée, plat et dessert à midi, carte plus large le soir). Reste que ça les vaut largement.

 

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