Les mezzés épatants de Yaya Restaurant

Yaya c’est l’une des affaires du médiatique Juan Arbelaez, passé par Top Chef, qui a monté ici un restaurant grec inspiré par les recettes de grand-mère (« yaya » signifie grand-mère en grec) de ses associés, les frangins fondateurs de Kalios (des produits d’épicerie fine grecques). Un lieu perché dans une zone en travaux à Saint-Ouen (on a vraiment galéré à trouver, ça avait son petit charme, le côté jeu de piste), genre de loft-restaurant qui force un peu le côté « branchaga » (la musique était assez douloureuse), mais qu’importe.

Qu’importe parce que notre table nombreuse a été soufflée par les mezzes, qui constituent l’élément central de la carte. Ici le saganaki, un fromage grillé, joliment condimenté avec coriandre, pickles d’oignon rouge, pointe de miel, etc. J’ai une passion pour le fromage grillé à la grecque, (ni du haloumi ni de la feta ici, mais du kefalotyri…), et là toute famille a découvert une nouvelle passion.

Les « tartinades », caviar d’aubergne fumée, tarama blanc (mon préféré du soir), tzatziki, domata (mélange de tomate, féta et olives) regroupés ici sous le nom de pikilia. Avec un pain à l’huile d’olive maison plutôt bon.

Le kagianas, genre de poêlée gratinée où l’on retrouve oeuf, tomates séchées, saucisse fumée, fromage, etc. J’ai du en laisser aux autres, mais je l’ai assez mal vécu. On a aussi goûté l’artichaut, dont la vinaigrette (à l’ouzo) était formidable. Et le poulpe bien sûr, ma passion, excellent aussi.

Par contre, on a tous été un peu déçus par nos plats. Il en existe seulement trois sur la carte, pourtant on a trouvé que deux d’entre eux se ressemblaient (celui-ci et le paleron de boeuf). Ici c’est un mijoté d’agneau avec un peu de féta, des pommes de terre, quelques olives. Ce n’est pas mauvais, bien sûr, mais c’est assez quelconque après les entrées tonitruante, le bouillon ne développe pas autant d’arômes que prévu. Le poulpe grillé sur une purée de betterave s’en sort plutôt mieux (mais j’ai préféré le poulpe proposé en entrée). Je remarque que dans la plupart des adresses méditerranéennes que je tente (sud ou nord), je ferais mieux de ne prendre que des mezzés.

Le gâteau à l’orange, assez simple et plutôt bon, avec des feuilles de pâte filo comme base. Pas une révolution, mais une bonne fin de repas. Mon padre me signale que la mousse au chocolat à l’huile d’olive était démentielle, mais il ne me le dit qu’après l’avoir finie donc vous devrez le prendre au mot (et pas au mien).

L’endroit fait aussi des cocktails et le mien, le kalamata mule (un genre de moscow mule avec une touche de miel du Péloponnèse et de l’aqua di cedra, une liqueur d’agrumes) était vraiment bon. Oui, j’en ai pris deux.

Mezzés entre 8 et 11 euros.
Plats entre 17 et 21 euros.
Desserts 6 euros.
8, rue de l’hippodrome, 93400 Saint-Ouen.

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