Les petites assiettes malicieuses du Bel Ordinaire

J’avais trainé des pieds au moment de découvrir le Bel Ordinaire peut-être à cause de la façade extérieure qui m’avait semblé un peu bling. Pourtant l’intérieur est fort chaleureux (le lieu est articulé autour d’une unique et interminable table en bois, ambiance festive et décibel qui grimpe) et je n’ai pas regretté ma première fois.

Le lieu, ouvert par le king des critiques gastro Sébastien Demorand, la joue bar à vin pas manchot des fourneaux. Avec par exemple cette exquise assiette façon kébab de cochon, hyper fondant, grillé, avec les épices collées à la chair qui roulent sous la langue. En plus on a droit à la triplette salade/tomate/oignon et cette petite sauce blanche. Un kébab chic, sans être prout prout.

Panais onctueux, pop corn et maïs à la menthe. On s’éclate niveau texture, mais l’ensemble me semble un trop sucré, doucereux. Par contre j’ai adoré la crème d’artichaut à la flouve qui accompagnait mozza et figues (sans photo, j’ai oublié #ducon).

La terrine artisanale du moment, plutôt bonne avec ses variations de textures visibles à l’oeil nu, je ne saute pas au plafond mais c’est bon.

Une crème de pécan très dense, un crumble maïs/tonka (y a un zinzin du maïs en cuisine on dirait) et des morceaux de potiron. Un dessert très yankee qui m’a bien plu, franc sans être sucré.

Les dernières fraises de la saison (oui c’était il y a déjà quelques longues semaines) avec un sabayon pistache. Le sabayon est d’une onctuosité dingue, c’est lui le roi et ça termine le repas sur un note formidable (enfin on a aussi partagé quelques shots d’eau-de-vie, mais ça je l’ai moins bien vécu et j’ai toussé comme un ado qui fume pour la première fois).

Un endroit agréable, bruyant (ça fait partie de son charme), une vraie main en cuisine, bref une belle première (et l’équipe est sympathique).

Assiettes entre 6 et 13 euros.
54 rue de Paradis, Paris 10.

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