Maison Aleph, la révolution de la pâtisserie orientale

J’ai toujours été séduit par la cuisine du Proche-Orient/levantine, pourtant je dois avouer que la pâtisserie traditionnelle de la région m’a toujours plus ou moins laissé de marbre (hormis un souvenir ému et lointain de katayefs, sorte de crêpe farcies de crème de lait). J’étais donc curieux de voir ce que proposait Maison Aleph, une pâtisserie ouverte tout début juillet dans le marais par Myriam Sabet qui promet de lui offrir un sacré ravalement.

Première constatation, si la boutique est minuscule, elle est aussi plutôt chaleureuse et élégante. L’offre, assez courte (même si l’on peut y ajouter des glaces ou boissons à l’eau de rose), se divise en quatre mini-gammes toutes aguicheuses.

On commence avec le meilleur, une sacrée claque pour bibou/bibi, avec la gamme intitulée « nids pâtissiers”. De petits nids de cheveux d’ange ultra-croustillants garnis d’un crémeux ou confit de fruits et d’une crème montée aromatisée. Des ingrédients levantins mais un savoir-faire pâtissier plus occidental et moderne. C’est très peu sucré (en haut du nid le côté plus foncé suggère un léger collage, peut-être au caramel ou miel, mais tout se tient en étant remarquablement peu écoeurant), les parfums sont fins, puissants mais pas du trop in your face. Je suis soufflé, franchement. Celui-là est au citron et à la cardamome, j’ai aussi goûté abricot-pistache et j’ai hâte d’y retourner pour tester griotte amande ou chocolat noire sumac.

Les deux nids qui sont coiffés d’une petite pastille de couleur sont appelés « nids de voyages », des cousins simplifiés des nids pâtissiers, qui mettent plutôt en avant les fruits secs avec des pâtes de pistache, amande ou noisette au parfum très long en bouche, aromatisés de bigaradier, fleur d’oranger, etc.

Il existe aussi ces jolies barres céréalières et chocolatées ultra-crispy, dans lesquelles on retrouve des cheveux d’anges mais aussi quantité de fruits secs. Le goûter rapide idéal.`

Deuxième coup de coeur pour ces « 1001 feuilles » qui revisitent le baklava en réussissant le miracle d’être tout aussi gourmand mais moins gras et moins sucrés. Ici c’est la version cacahuètes et franchement quelle tuerie (j’ai adoré celle au sésame aussi) !

Carton plein pour cette toute jeune adresse qui a en plus le mérite de tracer sa propre route. A faire goûter à vos copains qui pensent déjà tout connaître.

20 rue de la Verrerie, Paris 4.
Les nids et 1001 feuilles sont au prix de 2,10 euros, quant aux barres elles sont à 3,10 euros.

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