Marso & Co, la nouvelle table de Tomy Gousset

Après Thibault Sombardier, c’est au tour de Tomy Gousset de se risquer à investir le 13e. Il vient d’y lancer sa troisième table, Marso & Co, gardant l’esprit world de la deuxième (Hugo & Co) mais recentrant les choses sur la Méditerranée, décidément très à la mode.

On commence par un délicieux houmous pimpé, avec herbes, tomates confites, ail confit, pignons. Peut être que certains trouveront que ça l’éloigne de l’houmous, moi j’ai toujours pensé que c’était une belle base pour pimper à tout va et ici c’est délicieux, avec une pointe d’acidité bienvenue.

J’ai beaucoup aimé aussi cette brochette de chorizo flambé à l’eau de vie, avec une petite salade fraiche. Le chorizo, c’est ma passion, le bonheur est donc total.

Moins convaincu par cette salade de poulpe, fenouil et orange. J’ai trouvé que cela manquait de générosité et qu’on cherchait un peu le poulpe (ce qui est un problème assez courant dans les assiettes autour du poulpe).

On enchaîne sur les pâtes, il y en a toujours deux à la carte semble-t-il, ici de la fregola sarda à la burrata, sariette, tomate et ‘nduja, un autre de mes produits préférés. Mais si vous savez, ces genres de rillettes épicées italiennes. Un combo qui tombe sous le sens, savoureux sans être surprenant.

Gros coup de coeur pour l’agneau confit, avec abricot, yaourt, oignons nouveaux. C’est très fondant, joliment relevé, onctueux, soyeux, gras comme il faut. Et le petit riz à côté, croustillant, avec des amandes et des herbes, est dinguissime.

Voilà les desserts. En bas, le gâteau à la semoule, servi avec des abricots et du mascarpone, m’a semblé un poil sec. Par contre j’adore la verveine frite en topping.

La panna cotta à la fleur d’oranger avec cette chouette garniture de fruits cuits et crus et du riz soufflé. Plutôt bonne, un peu prise, mais bien équilibrée.

Et ce beau spécimen de pasteis de nata, un sacré boulot à reproduire dans un restaurant, elles sont bien fondantes et surtout tellement moins sucrées que les pasteis de Lisbonne. Ici elles sont accompagnées d’une ganache chocolat café.

Encore une bonne pioche pour le talentueux Tomy Gousset, dans un quartier qui en a bien besoin. Tout est maîtrisé et enthousiasmant (même si les desserts méritent un léger ajustement). A noter un menu entrée, plat et dessert à 36 euros. Entrées entre 8 et 15, parfois un peu chères, mais plats raisonnables entre 18 et 20.

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