Mokko, nouveau bistrot plein d’idées à Montmartre

Montmartre ne manque pas de bistrots, mais Mokko, une adresse récente, a largement de quoi se faire uneplace, avec par exemple un judicieux « menu dégustation » à 39 euros qui permet de se faire un avis précis de la cuisine d’Arthur Hantz, dans un espace agréable subdivisé en différents espaces par des parois vitrées qui donnent une impression conviviale.

On commence ce menu en cinq temps par une charcuterie, un jambon de Galice assez savoureux, relevé par une huile au romarin. L’huile est à la fois discrète (ce qui évite l’overdose de gras) et pourtant puissance en saveur, avec un effet presque frais auquel je ne m’attendais pas avec du romarin. C’est simple, bien sûr, mais ça met en appétit.

Le sashimi de thon, deux belles tranches épaisses et charnues, servies avec des azukis (haricots rouges japonais) et une petit vinaigrette acidulée/agrumée. C’est bien assaisonné, même si je ne suis pas sûr que les haricots apportent grand chose à l’ensemble.

Mon assiette préférée de la soirée (coucou les ongles de Florence), une betterave cuite en croûte de sel incroyablement savoureuse qui me rappelle à quel point j’aime la betterave, suave, douce, sucrée, intense (et pas trop terreuse). J’aime toujours ces moments remarquables où le traitement (sobre) d’un produit nous le fait redécouvrir. La sauce crémée apporte beaucoup de richesse et les oeufs de saumon font un assaisonnement judicieux. Excellent.

Troisième plat, une purée soufflée (au siphon, il me semble) et donc très légère, coiffée d’une émulsion au parmesan bien relevée par un peu de piment d’espelette. A droite ce sont des endives joliment braisées qui gardent une délicate amertume. C’est chaud, bien relevé, riche en goûts.

On termine par un dessert monochrome, un peu fouillis dans le visuel, mais très convaincant dans le goût. C’est un mont-blanc déstructuré, où la crème de marron (cachée dessous) reste discrète, ce qui m’arrange parfaitement. Glace au yaourt lactée, meringue croquante et chantilly peu sucrée, c’est à la fois simple, gourmand, mais pas lourd.

Un beau repas, convaincant, avec une offre assez différente en termes de tarif. Si l’on évite le menu, la carte propose uniquement des assiettes à partager, sans différencier entrées ou plats, entre 6 et 14 euros.

3 rue Francoeur, Paris 18.

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