Mordu, la table de la rentrée

Nous étions encore en août (oui j’accumule un retard bien honteux sur mon blog), à Paris tout était fermé, le calme était agréable et ce fut l’occasion de découvrir Mordu, nouvelle table ouverte au Marché Saint-Germain, avec une grande et belle salle et une terrasse très agréable sous les arcades. Tout commence à merveille pour ce bistro porté par le chef Baptiste Trudel, ancien de chez Yard. Et tout se poursuivra sur la même note enjouée.

Des assiettes à partager, des cocktails, de la terrine maison, on est, à première vue, dans le bistro d’aujourd’hui presque caricatural, mais c’est bien l’assiette qui compte ! Au menu, quelques grignotages, des assiettes à partager donc, quelques plats et une toute petite carte de desserts. On entame avec de la bonne charcutaille et cette terrine de cochon à la pêche, aux épinards et au curry. Une très chouette idée, cette terrine estivale et fruitée, qui s’avère fameuse.

Ca c’est de la bombe, des beignets de ventrèche de thon, avec un genre de mayo épicée, si je me souviens bien. Extérieur croustillant et léger, intérieur 100% fondant, c’est un peu la bouchée parfaite.

La star des lieux, un flat bread (façon naan, si vous voulez) avec une sauce au cheddar et de la truffe. C’est irrésistible, parce que le pain est chaud, croustillant, fondant et très légèrement élastique pour la sensation de mâche, que la sauce au cheddar est généreuse. Oui ça passe à merveille sur Instagram, mais c’est aussi très bon (avec ou sans truffe d’ailleurs).

Aubergine frite cuisinée avec oseille, sauce ponzu acidulée et jaune d’oeuf façon poutargue (je l’imagine cuit dans le sel et râpé, mais je dis peut être n’importe quoi). Très bon, dans l’ensemble, à part l’extrémité de l’aubergine un peu dure.

Non non, je ne me lasse pas du poulpe, ici il est merveilleux, grillé à souhaite (avec encore un peu de mâche et ce vrai goût de flamme vive, ou en tout cas de plaque chauffante vive).L’accompagnement est top, une grosse pièce de chou mariné façon kimchi, encore croquante.

Autre plat vraiment excellent aussi, des ris d’agneau parfaitement frits, qui nagent dans un bain de houmous. J’adore aussi les padron, piments doux grillés à l’espagnole. Franchement délicieux.

A noter d’excellents sorbets maison : citron gingembre, abricot gingembre et framboise basilic. Alors oui c’est un peu étrange d’avoir du gingembre dans deux de ses trois seules glaces, mais ils sont parfaitement crémeux, bien parfumés et rafraîchissants.

On termine avec un dessert autour de la gariguette, du matcha et de l’avocat. L’avocat ne me dérange pas du tout en dessert, mais je doute toujours de son utilité. En salé, il apporte crémeux et douceur. En sucré, on a déjà du crémeux à dispo sous toutes ses formes… Enfin bref, c’est loin d’être mauvais, simplement un peu moins inspiré à mon avis.

Bref, une cuisine très vive, pleine d’esprit, réjouissante, même audacieuse par moments, dans un cadre très chouette. Pour vous faire une idée, aubergine à 9 euros (tout à fait correcte), flat bread à 18 (sans la truffe ce sera moins cher et tout aussi bon je pense), poulpe à 27, agneau à 23.

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