Mulko, le top de la cuisine levantine à Paris

La cuisine du levant est absolument partout en ce moment à Paris, entre les nombreuses ouvertures de restaurants et la pâtisserie de mes chouchous de Maison Aleph. Alors pourquoi s’intéresser à Mulko ? Parce qu’à sa tête on retrouve le chef Pierre Bouko Levy, ancien chef de Miznon, le précurseur de la bonne bouffe d’Israël à Paris. Une vraie promesse, qu’il ne fallait pas décevoir.

La carte de ce petit restaurant convivial (paré de vert, ma couleur préféré, ça suffit à me faire plais’) se partage entre tradition, assiettes plus bistronomiques et modernes, et sandwichs pour le midi. On commence avec quelques pois chiches, un peu de téhina (je ne sais jamais quelle orthographe il faut employer en fonction du pays, tahiné, tahini, téhina), des herbes, etc. C’est assez relevé, mais ma camarade du jour, du genre fragile, le supporte bien parce que c’est formidablement bien assaisonné.

Au lieu des sandwichs, nous choisissons les bols, qui présentent les mêmes ingrédients que les sandwichs (il y a j’imagine un peu plus de garnitures), mais arrangés différemment. Ca c’est mon bol, le kébab de viande hachée (boeuf et agneau) plein d’épices, avec aussi des morceaux de chou, de la salade, de la courge, etc. Un bol complet, super savoureux, plein de saveurs, relevé comme il faut.

Seul problème avec mon délicieux bol, il était tout de même légèrement moins bon que celui de ma camarade, dans lequel j’ai abondamment pioché. Même garniture, mais à la place de la viande hachée un shawarma d’agneau incroyablement savoureux, gras comme il faut, tendre, juteux. Bref, ça défonce.

A noter qu’ici les desserts ne sont pas manchots. le premier, coing, crème pâtissière et sablé. Ce n’est pas la meilleure pâtissière de ma vie, mais le dessert tient largement la route et le coing rôti c’est toujours de la bombe (#passioncoing).

J’ai complètement craqué pour cet autre dessert, des cheveux d’ange, quelques fruits secs, du chèvre frais et un sirop aromatisé au zaatar (dont le goût oscille entre thym et origan). C’est absolument divin, presque plus salé que sucré et franchement addictif. De mon bureau où j’écris, là tout de suite, je bave un peu (alors que je viens de manger). Insérez dans votre image mentale l’emoji du smiley qui bave sur le côté.

Je suis ressorti vraiment ravi de mon passage chez Mulko. Toutes les adresses levantines que j’ai goûtées ont du charme, mais ici j’ai trouvé peut-être un peu plus de plaisir encore dans les assaisonnements et dans le kif général.

Sandwichs entre 10 & 12 euros, bols entre 14 et 16 euros, desserts 5 euros.
29 rue d’Enghien, Paris 10.

 

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