Nana, chouette bistro de la mer (et un peu de la terre)

Dans l’agréable rue Bréguet, le bistro Nana vient d’ouvrir, ou plutôt de prendre la place d’un autre repère (qui avait quasiment le même nom). Un « fish bar », est-il indiqué, qui ressemble à midi surtout à un bistro avec un fort accent mer et un goût pour le terre-mer assumé. Murs bruts, banquettes de bois, salle lumineuse, tous les critères du bon bistro d’aujourd’hui sont là. Rester à MANGER.

On commence avec les asperges vertes. Pendant deux à trois mois, il n’y a plus que cela dans les bistrots parisiens, mais je ne me lasse pas vraiment (j’ai mis de longues années avant d’aimer cela). Ici elles sont croquantes (ouf), servies avec une jolie crème anisée infusée avec assez de délicatesse et de tempérament et quelques pignons de pin. C’est tout simple, mais savoureux.

En plat de la bonite à peine cuite (je déteste les thons et dérivés dès qu’on les cuit réellement). La crème orangée est au miso, elle est sapide, sa saveur est profonde et salée, légèrement sucrée aussi et elle nappe à merveille tout ce que je pique de ma fourchette. A côté il y a différentes betteraves, croquantes, comme il se doit, c’est fait avec beaucoup de justesse.

En dessert, ma camarade du jour fait un peu la tronche, les fraises de son sorbet sont un peu amorphes (nous étions alors en début de saison). Moi je me régale avec un truc bien cochon. Un. bol nappé de caramel bien beurré et bien salé, une glace aux noisettes pas tout à fait lisse mais avec un joli parfum, une grosse meringue encore collante à coeur et croustillante de myriades d’éclats de céréales. Franchement, c’est exquis.

A noter que la citronnade maison au miel et au gingembre, bien piquante, est une bonne idée. Et que le menu entrée, plat et dessert à 28 euros fait bien l’affaire. Une jolie découverte, donc.

10, rue Bréguet, Paris 11. 

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