Orgasme au nouveau Frenchie to Go

J’ai déjà dit plusieurs fois ici tout le bien que je pense de Grégory Marchand, de sa cuisine comme de l’aura vertueuse et positive qui émane de tout ce qu’il touche. J’étais donc ravi de retrouver le tout juste rénové Frenchie To Go, l’une de ses quatre affaires de la Rue du Nil, que je connais bien puisque je travaillais à côté. C’est sa vision de street-food UK/US, d’une gourmandise dingue.

Le lieu a donc été entièrement refait, il est plus joli et plus grand (ils y ont annexé l’ancien bureau du chef), alors qu’on y étouffait parfois un peu par le passé. Dans l’temps je prenais toujours le pulled pork sandwich, ce coup-ci je me rabats sur le Reuben, au pastrami fait maison bien sûr. Et il me semble qu’il est encore bien meilleur qu’autrefois, à la fois très moelleux et juteux et bien croustillant (passé semble-t-il à la presse à panini). Un des meilleurs sandwichs de Paris, tout simplement.

Arrive sur notre table par magie la nouveauté du coin, un poulet frit dingo DINGO. La panure est d’une croustillance martienne, avec ces petits endroits où elle a soufflé et créé comme un crumble de panure délicieux. La sauce barbecue est impeccable, pas trop sucrée ni visqueuse, légèrement relevée. Et puis j’adore les pickles, bien sûr.

J’ai goûté aussi ce nouveau side très chouette, épi de maïs grillé nappé d’un genre de beurre herbacé, ça sent aussi l’oignon frit et ça croustille gentiment.

Le cookie aussi a changé me dit-on, il est maousse et très bon, crousti-moelleux comme un cookie ricain, mais pas aussi « sous-cuit » que les cookies des palaces d’ici. On sent du bon chocolat et des cacahuètes qui parfument et texturent.

Autre nouveauté, la machine à soft serve, J’ADORE LES GLACES SOFT SERVE à l’américaine (façon sundae quoi, aérien, moelleux). Celle-ci est délicieuse, même si je sais que le chef n’a pas encore atteint ses objectifs (la machine vient d’arriver) et qu’il y a encore une toute petite marge de progression sur la texture.  La glace est parsemée d’une petite compotée de prunes et de honeycomb (du rayon de miel qui croustille).

On termine par cette tarte aux figues vraiment divine. La cuisson de la pâte est bien poussée, mais le fruit lui est à peine cuit (je préfère la figue cuite mais il faut qu’elle soit encore bien juteuse). En dessous, la crème d’amande est épaisse, moelleuse et délicieuse.

Il ne faut pas vous attendre à des prix de sandwicherie de base, on est ici dans le haut du panier, mais FTG (le nouveau petit nom du Frenchie To Go) a enfin lancé des formules et pour une quinzaine d’euros on a des options du genre sandwich + side + boisson (je n’ai plus les prix exacts j’en suis désolé). Un endroit qui a fait ses preuves mais semble prêt à donner encore plus.

ç, rue du Nil, Paris 2.

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