Parenthèse étoilée divine à l’Atelier de Gaztelur

Oups, j’avais un peu oublié de vous en parler, mais cet été j’ai pourtant vécu un très beau moment dans un étoilé (depuis cette année) proche de Biarritz, l‘Atelier de Gaztelur (à Arcangues). L’équipe à la barre avait son resto à Biarritz, mais a déménagé pour ce splendide domaine paumé dans la nature. Le site est magnifique (à la fin je caserai une ou deux photos de l’environnement) et la déco de la salle, tout en jeux de réflection de lumière, est aussi réussie.

En grand professionnel que je suis j’ai oublié où étaient mes notes sur les intitulés des amuse-bouches, mais je les trouve assez mignons alors je vous les mets quand même (en vrac, du fromage de brebis entouré de cheveux d’ange, du pois, du maquereau, etc.)

Ca c’était mon entrée, au tour de la burrata, du basilic et surtout de la tomate. Alors oui c’est de l’assemblage pur (ou presque), mais le produit est bon et l’assaisonnement juste (salé, légèrement acide, avec le sucre de la tomate qui ressort tout de même).

Une autre entrée autour de l’escargot, du persil et des champignons. L’exact opposé de la mienne, option sous-bois, j’ai une grande passion pour les escargots et du coup j’ai craqué sur ces croquettes parfaitement crousti-moelleuses.

La lumière avait baissé (déso, pas déso, mon téléphone cellulaire intelligent n’y pouvait rien), mais ça c’est l’autre entrée, du homard sur un risotto de céleri et un jus très léger, qui balance entre la puissance de la carcasse, une pointe de truffe et une légère acidité. YUM.

Le plat, ce que j’ai préféré je crois, du pigeonneau (avec une petite croquette d’abats dingue) et des gnocchis au safran. Avant je n’aimais pas les gnocchis, j’ai changé d’avis avec ceux du Frenchie, depuis dès que je vois le mot sur une carte je fonce. Sans regret. Sur la gauche, le truc tout fripé, c’est un petit piment doux grillé, hommage à la région.

Mon dessert autour de la pistache, de la betterave et du cassis (les deux derniers éléments se retrouvent dans un joli sorbet).  Un dessert finalement assez pâtissier avec ce beau palet mousseux sur un disque biscuité au milieu : tant mieux, j’en ai un peu marre des desserts de restaurant avec trois meringues qui se battent en duel.

Un vrai beau moment dans un endroit magnifique que je conseille aux amoureux du sud-ouest.
75 euros le menu en quatre plats.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *