RAN, nouveau japonais chic dans un cadre luxueux

Lorsqu’on arrive, la cour intérieure en jette, le voiturier affiche le standing et la minute passée devant l’imposant vestiaire, à regarder le bal des serveurs (nombreux) en rouge, vous dévoile l’ambiance. On est ici dans un lieu impressionnant, légèrement engoncé dans son caractère très 8e, chic voulant faire branché, mais charmant avec les grands volumes de cet hôtel particulier de la rue d’Anjou. On repère là quelques caractéristiques des lieux du MOMA Group, qui s’associe à un autre groupe de restos, le Blackcode, pour proposer chez RAN une carte japonaise ou pan-asiatique qui touche à tout.

La très longue carte fait la part belle aux petites assiettes à partager, chaudes ou froides et aligne beaucoup de références déjà repérées dans d’autres adresses de Blackcode, The Cod House ou l’Orient Extrême. Il y a toujours, notamment, tous ces petits crudos de poisson bien réussis, acidulés, très frais, avec herbes, agrumes, etc. Les versions saumon et yellow tail ont ce qu’il faut de yuzu, piment et coriandre pour donner envie d’y revenir ! Côté entrées chaudes, les bouchées de black cod au miso dans de la sucrine mériteraient un peu de générosité pour qu’on sente mieux le (bon) poisson.

Moins charmé par ces palourdes et leur marinière au saké. Ce dernier est très peu présent, à vrai dire on sent un petit parfum de miso et pas mal de sel, mais tout ça manque beaucoup de peps.

Par contre, ça c’est assez irrésistible, un carré d’agneau avec un mélange de soja et gochujang (et un peu de miel ?) sur des oignons nouveaux encore un peu croquants. C’est fondant, légèrement sucré, légèrement relevé aussi, bien cuit.

Hormis quelques mochis et glaces, les gâteaux sont importés du voisin Fauchon. Du coup j’ai pu goûter le paris-brest de François Daubinet et c’est un bon spécimen du genre, léger mais pas trop (j’ai besoin qu’un paris-brest garde une certaine densité).

Un lieu qui fait très « jeunesse dorée » du 8e où l’on peut picorer plein de petites choses très amusantes (je n’ai pas goûté la sélection de makis). Les prix vont avec le quartier, entrées entre 12 et 23 euros, plats entre 16 et 33, un peu cher pour un déjeuner rapide, pas si excessif pour le coin.

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