Récit de deux jours de cours de pâtisserie à l’Ecole Alain Ducasse

Je passe ma vie à écrire sur la pâtisserie, ici ou dans la grande presse (si si), mais je passe aussi souvent ma vie sur mon minuscule plan de travail à faire moi-même des gâteaux (la plupart du temps plutôt moches mais aussi plutôt bons, je crois). Fin août, j’ai succombé à un petit caprice en m’offrant deux jours de cours à l’Ecole de Cuisine Alain Ducasse. Récit ici de mes impressions sur ce stage « devenez expert de la pâtisserie en deux jours« .

Ui ui, c’est bien mon oeuvre ce joli macaron violette et fruits rouges (un conseil chez vous, la violette, c’est dégueux). Mais revenons-en à mes impressions, et commençons par le négatif. J’avais naïvement imaginé que chaque élève aurait sa station de travail, son robot, de quoi tout faire en même temps que le chef formateur. En fait non, les élèves se succèdent auprès du chef pour réaliser avec lui, pendant que les autres observent. J’ai moi même payé pour ces cours (500 euros tout de même), donc j’étais volontaire, concentré, et prêt à « passer au tableau » dès que possible. Nous n’étions que six (sur dix au maximum) et parmi mes camarades j’en ai devinés qui étaient visiblement là suite à un cadeau d’un proche, et donc peut-être moins impliqués.

Passons au meilleur, c’est que punaise, on en a fait des choses en deux jours ! Des choux : des éclairs au chocolat, craquelin et glaçage inclus, mais aussi des chouquettes toutes bêtes (j’ai emmerdé tout le monde pour qu’on rajoute de la fleur d’oranger et j’étais bien content de moi, na !). De la viennoiserie de partout : des croissants, des pains au chocolat, des brioches feuilletées aux pralines roses, des genres de pains feuilletés à la tomate ou à la tapenade. On a fait un flan (hashtag passion flan). On a fait un fraisier (avec même un confit de fruits rouges au milieu). On a fait une coupe glacée. On a fait des macarons, donc. Et ce pourquoi j’étais surtout venu, une pâte feuilletée, une vraie (enfin on n’a pas non pus été des stars, donc on a déjà vu meilleure pâte feuilletée),  pour un millefeuille de fort belle facture.

On a même tempéré du chocolat et fait nos petites tablettes mendiants à emporter ! Le vrai bon point dans tout ça, c’est que les recettes (sur des fiches, que l’on ramène chez soi) sont bien équilibrées, notamment dans le taux de sucre. On a affaire à de la pâtisserie d’aujourd’hui, pas trop simple, pas trop grasse, pas trop vieillotte.

J’ai passé un bon moment, instructif, même si j’aurais préféré mettre la main à la patte constamment. Les profs étaient sympathiques (même s’il fallait les pousser à être plus didactiques et poser beaucoup de questions). Les locaux sont agréables et à midi la chef de l’endroit nous a fait deux plats simples mais réussis (et légers, dieu merci). A mon sens, ces cours ne sont pas destinés aux semi-pros ou aux amateurs trop éclairés. Mais ils offrent une excellente révision des bases.

Quelques photos en vrac de nos oeuvres, c’était aussi rigolo de faire ça avec un pote pour se moquer de lui quand il macaronnait trop mollement !

FLANFLANFLANFLANFLANFLANFLANFLANFLANFLAN
Brioche feuilletée à la tomate en pousse
Brioches aux dragées dans petite caissette
Brioches (bien) cuites
Croissants
Le craquelin des éclairs a craquelé (allitération de dingue)
Début du montage du fraisier
Moi à gauche, le chef à droite, il a fait beaucoup plus joli j’étais fou de rage

Prix : 500 euros pour deux jours de cours de 9h à 17h.
ecolecuisine-alainducasse.com

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