The Cod House, tapas japonais et poisson cru partout

La vaste salle, très lumineuse, les banquettes, les murs bruts, les différents niveaux, il y a quelques chose de très accueillant chez The Cod House, l’impression d’un lieu qui respire. Tant mieux pour ce restaurants de « tapas japonais » qui sert des assiettes fraiches dans une ambiance plus moderne et branchée que traditionnelle.

On a donc goûté une farandole de petites assiettes avec ma camarade du jour, j’aime bien picorer, donc ça me va et elle ne m’en veut pas quand je mange le dernier bout de l’assiette. Au-dessus, Yellow tail mi-cuit, gingembre confit. Un poisson façon tataki, assez justement assaisonné, on sent de l’acidité, le salé du soja, des herbes, le piquant du gingembre. Peut-être un peu de ponzu aussi ?

On poursuit dans le même genre, avec du saumon ce coup-ci, totalement cru et un assaisonnement qui laisse la part belle au sésame et à la sauce ponzu (soja et agrume). Ca ressemble un peu trop à la première, mais ça fait le taf.

La spécialité de l’endroit, des makis laqués avec du miso par dessus (grillé, semble-t-il). J’adore le parfum du miso, très profond, même il me semble ici qu’il est un peu déraisonnablement sucré ?

Une crêpe à l’anguille grillée, garnie aussi de concombre et ciboule. Ca me rappelle les canards pékinois de ma jeunesse. Mais si, vous savez, ceux qui sont servis en trois service : la carcasse en bouillon, la chair en nouilles sautées et la peau grillée dans de mignonnes petites crêpes. C’est la même crêpe ici et ça me plaît bien.

Crêpes toujours, avec les mêmes garnitures mais une protéine différente, un boeuf braisé. Franchement j’adore me faire ma petite crêpe et me la rouler et je trouve ça plutôt bon et ludique.

Les aubergines gratinées au miso, un plat que j’affectionne tout particulièrement. Mais comme pour les makis plus tôt, ça me semble un poil trop sucré, j’en connais une qui aurait boudé (Claire, je parle de toi !). Ceci dit la cuisson de l’aubergine est bien poussée et je lui fais sa fête quand même. (notez, derrière, le sac de la meilleure pâtisserie du monde. Si quelqu’un le reconnaît il gagne mon admiration un point c’est tout)

Preuve de plus que le lieu ne fait pas franchement dans le traditionnel, ces patatas bravas dites tokyoïtes, avec une mayo épicée. J’ai du mal à trouver ça japonais, mais j’ai une passion (presque inavouable) pour les patatas bravas alors je suis heureux, ça me rappelle le meilleur du pire de l’Espagne. Notez les très jolis porte-couteaux, j’ai du me retenir de ne pas en chiper un discrètement.

On termine sur un dessert assez fun, une gaufre au miel et glace au matcha. La gaufre est toute blanche, c’est très joli, parce qu’elle est à la farine de riz. Du coup la texture n’est pas franchement tradi : croustillante et à la fois chewy, collante à l’intérieur. Franchement j’aime bien ça je trouve ça très ludique (ça me rappelle les frites de riz de Yikou). La glace au matcha est très poussée en thé, il faut aimer ça, je dis pourquoi pas !

Le cadre est sympathique, la carte large ne manque pas de choses pour éveiller notre curiosité. Les assaisonnements sont parfois réussis, parfois un peu plus bourrins, mais on s’amuse bien avec ces petites assiettes. Attention aux prix, qui peuvent vite grimper si on se laisse aller (entre 5 euros et 15 euros la petite assiette).

1 rue de Condé, Paris 6.

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