Une nouvelle cheffe ravive la flamme du Louis Vins

Le Louis Vins c’est un bistrot emblématique du 5e arrondissement, l’âme du quartier, toute boisée, chaleureuse et détendue. Un incontournable repris il y a deux ans alors que son image se ternissait peu à peu. Une nouvelle cheffe vient d’arriver, Mélanie Serre, ancienne de chez Robuchon à l’Atelier Etoile. Une trajectoire étonnante donc, du gastro à la convivialité.

Un petit détail sympathique, on est accueillis par des radis… vu que j’adore ça, c’est le meilleur moyen de me mettre en jambes !

Au lieu des entrées, on se plonge dans un petit coin spécial de la carte avec les incontournables de la cheffe. Ici un genre de pissaladière, fine et craquante, très réussie.

Une recette de la Côte d’Azur, les barbajuans, des petits beignets de blettes et homard à tremper dans une bisque pas trop nappante. Fun.

Un pâté en croûte de bonne tenue, veau et foie gras. Il est très bien réalisé, la gelée est bonne. Il ne déborde pas de caractère, mais il est très agréable.

Un plat épatant visuellement et incroyablement charmant à la dégustation, des « cannelloni » de coquillages avec girolles et jus au vermouth. L’équilibre entre rondeur, iodé et douce acidité est parfaitement réussi, un très beau plat.

Une très généreuse pièce de poitrine de cochon, légèrement laquée au miel et aux épices, des carottes  au cumin sous deux formes, une petite grémolata aux herbes épatante. Un beau plat, avec une poitrine qui manque légèrement de fondant. La garniture est par contre sublime.

Super dessert autour de figues confites et d’une glace à la cannelle, tout se répond à merveille.

Plus en force, mais pas du tout écoeurant, une tartelette autour du chocolat et de la cacahuètes, un accord toujours efficace (la pâte pourrait être un poil plus craquante).

Et un genre de pavlova à la myrtille, tout en douceur et plutôt délicat malgré son dressage généreux.

Un repas très réussi, qui sait bien alterner entre le très gourmand (les portions sont tout à fait orgiaques) et les passages plus en finesse (ces sublimes cannelloni). Une table bourrée de charme. Il y a un beau menu à 24 euros, à la carte on tourne plutôt autour d’une dizaine d’euros pour les entrées, entre 19 et 32 pour les plats. A refaire, et vite !

 

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *